On ne présente plus le Titanic dont le triste naufrage a fait les beaux jours d’Hollywood. Cette fois-ci, il n’est pas question d’écouter Céline Dion en regardant Leonardo grelotter dans l’eau glaciale de l’Atlantique mais plutôt d’embarquer pour une exposition qui retrace l’histoire du paquebot.

 

L’exposition : de la construction au naufrage du Titanic en passant par la vie à bord

 

L’exposition commence par une présentation du contexte historique expliquant le courant de modernisation qui régnait au début du XXe siècle et qui a conduit à la création du Titanic. Une salle nous en détaille la fabrication : de la décision de sa construction par la White Star Line jusqu’à son inauguration le 10 avril 1912. On comprend rapidement que le lourd bilan du naufrage est lié à une succession d’erreurs qui ont commencé dès la fabrication du Titanic puisque le nombre de canots de sauvetages a été réduit de 32 à 16, n’offrant un moyen de secours qu’à la moitié des passagers.

Le parcours se poursuit par une visite du paquebot à travers plusieurs pièces reconstituées : restaurants, salle de sport, cabines des passages, machinerie… ces différents espaces permettent d’avoir une représentation assez concrète de ce que pouvait être la vie à bord, extrêmement confortable et luxueuse pour un paquebot de cette époque. Cette prestation justifiait des tarifs pouvant être très élevés : 57 200 $ actuels pour un billet en première classe et jusqu’à 103 000 € pour les suites les plus belles.

La troisième et dernière partie de l’exposition est bien entendu dédiée au naufrage. A travers des reconstitutions 3D on découvre comment l’impact avec l’iceberg a pu causer la perte du bateau que l’on appelait « l’insubmersible ».

A noter que l’on se voit remettre au début de la visite une carte d’embarquement portant le nom d’un passager ayant réellement navigué sur le Titanic. J’étais M. Harvey Collyer qui voyageait en 2e classe en compagnie de son épouse et de sa fille. A la fin de la visite, un tableau dresse la liste des morts et des survivants au naufrage, le petit « jeu » consiste alors à chercher dans la liste le nom de son passager pour savoir s’il a survécu. Malheureusement Harvey Collyer n’a pas eu cette chance…

 

En bref :

 

L’exposition est très riche et détaillée, on peut y passer 2 à 3 heures si on prend le temps de tout lire et d’écouter les nombreux commentaires – indispensables – de l’audioguide (inclus dans le billet). J’étais un peu sceptique quant au fait de visiter une exposition dans un hall du parc des expositions mais la scénographie est très bien étudiée et permet de faire abstraction du lieu. De nombreuses et petites pièces toutes très décorées nous aident à nous plonger facilement dans la visite. Par ailleurs, les objets remontés de l’épave apportent un témoignage inédit.

Un point noir cependant : on sent que l’exposition est très commerciale. L’entrée est très chère (16 € par personne) et il faut passer par la boutique pour pouvoir sortir. On se voit même proposer de poser pour une photo souvenir pour faire un remake du célèbre « Jack je vole » mais cela vous coûtera 7,5 € ! C’est un concept que je regrette puisque cette exposition semble avoir été créée plutôt pour faire de l’argent que pour un réel but culturel.

 

Infos pratiques :

 

Du 1er juin au 15 septembre 2013
Porte de Versailles, Pavillon 8
Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00 du 1er au 30 juin et de 10h00 à 19h00 du 1er juillet au 15 septembre

Plein tarif : 15,90 € (audioguide inclus)
Gratuit pour les moins de 5 ans
12,90 € pour les 5-14 ans (audioguide inclus)

Pour en savoir plus : site officiel de l’exposition

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