Mourir assassiné comme Henri IV, crucifié comme Jésus, décapité comme Louis XVI ou encore de maladie comme Molière, il existe mille et une façon de « bien mourir » lorsque l’on est un personnage célèbre de l’Histoire. Mais parfois, la mort peut survenir de manière incongrue et totalement stupide, comme pour faire un pied de nez au fameux proverbe « on meurt comme l’on a vécu ».

Je me suis donc intéressée d’un peu plus près à tous ces hommes qui ont marqué notre Histoire par leur vie, et leur mort aussi, pour vous offrir une petite sélection des « morts les plus stupides de l’Histoire ». Attention, hu-mort noir garanti !

C’est gourmand !

Manger, un acte nécessaire à la vie, mais qui peut causer notre mort aussi ! Au 1er siècle de notre ère, Claudius Drusus, fils de l’Empereur romain Claude, mourut à Pompéi en s’étouffant avec une poire qu’il avait lancée en l’air et tenté de rattraper par la bouche. Voilà ce qui arrive quand on joue avec la nourriture, et autant dire que son père n’a pas dû se fendre la poire ! Quant à Maximilien 1er de Habsbourg, grand Empereur du Saint-Empire germanique, une consommation excessive de melon eut raison de lui, un jour de ch(i)asse.

Et connaissez-vous l’histoire du « roi qui mangea jusqu’à en mourir » ? C’est la fin tragique que connu Adolphe Frédéric de Suède. Après avoir ingurgité un repas composé de homards, caviar, choucroute, hareng, poisson fumé, le tout arrosé de champagne, monsieur se servit 14 fois de son dessert favori… et mourut d’indigestion !

Allez, au lit !

Attila, roi des Huns, celui qui parvint à soumettre de nombreux peuples romains grâce à sa terrible force combattante, celui qui fut appelé le « fléau de Dieu », mourut brutalement, non sur le champ de bataille, mais dans son lit, lors de sa nuit de noces, étouffé dans son sommeil par un saignement de nez ! Sacré fléau…

Et que dire de la mort de notre ancien président Felix Faure, qui succomba à une congestion cérébrale à la suite d’un rapport sexuel avec sa maîtresse, Marguerite Steinheil ? La rumeur se répandit qu’une « gâterie » avait provoqué un orgasme fatal, et les plaisanteries ne tardèrent pas à fuser. M. Steinheil fut surnommée la « pompe funèbre », et du pauvre Felix, on retint surtout qu’ « il a voulu vivre César et il est mort Pompé » (G. Clemenceau).

Les derniers moments de M. Félix Faure
Les derniers moments de M. Félix Faure

Attention la tête !

Ce n’est pas parce qu’on est roi qu’il ne faut pas baisser la tête ! A l’exemple de Louis III, arrière-arrière-petit-fils de Charlemagne qui, alors qu’il poursuivait à cheval une jeune fille résistant à ses avances, heurta un linteau de porte trop bas et se fracassa le crâne ! Ou encore le tragique mais plus célèbre destin du roi Charles VIII, qui mourut au château d’Amboise en se cognant violemment le front à un linteau en pierre en allant assister à une partie de jeu de paume.

Froid devant !

« Ne reste pas trop longtemps au soleil », « Mouille-toi avant d’entrer dans l’eau »… Nous avons tous un jour ou l’autre reçu ou prodigué ces précieux conseils afin d’éviter ce terrible choc thermique qu’on appelle l’hydrocution. On ne peut malheureusement pas en dire autant du connétable Du Guesclin, le « Dogue noir de Brocéliande » qui, après avoir affronté moultes dangers sur les champs de bataille, mourut « bêtement » d’avoir bu trop d’eau glacée après une longue journée passée en plein soleil. Sans parler de l’Empereur Frédéric de Hohenstaufen, plus connu sous le nom de Barberousse qui, pendant la 3e croisade, tomba accidentellement dans le fleuve Göks Nehn (Turquie). Le choc thermique provoqua une violente hydrocution, causant la noyade de l’homme à l’éblouissante barbe rousse.

La mort dans l’art, ou l’art de mourir

S’il m’est bien impossible de vous citer la totalité des morts célèbres et stupides de l’Histoire, je ne peux vous quitter sans évoquer celle d’un grand artiste, le célèbre compositeur Jean-Baptiste Lully, qui succomba à la gangrène, attrapée en battant la mesure avec son bâton, sur ses pieds ! Ou encore celle d’Antoine de Bourbon, le père du futur Henri IV, qui mourut à la suite d’une blessure reçue lors du siège de Rouen en 1562, alors qu’il assouvissait un « besoin naturel ». Une anecdote qui lui vaudra d’ailleurs la célèbre épitaphe « Amis, français, le prince ici gisant vécut sans gloire, et mourut en pissant » !

Mais les morts les plus stupides ne sont pas l’unique apanage des personnages célèbres ! C’est pourquoi chaque année des récompenses humoristiques, les « Dawin Arwards », sont décernées aux personnes mortes ou stérilisées à la suite d’un comportement particulièrement stupide. Sauter en parachute sans parachute, caresser des requins en plein repas, s’étouffer en avalant le soutien-gorge d’une strip-teaseuse…Vous verrez que certains ne manquent pas d’imagination, et de bêtise !

« Rire de mourir, et mourir de rire » – Jacques Prévert

Pour conclure, je vous laisse en compagnie de Monsieur Manatane et des conseils avisés de La Mort. Une vidéo « à mourir de rire » !

Un jour, un grand homme nommé Malraux a dit « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert ». Alors, moi, Marion, je pars à la conquête de ce fantastique univers culturel qui me passionne ! Histoire, musique, photo, littérature, expos, cinéma, théâtre… ma curiosité et ma soif de découverte n’ont pas de limites !

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