La Maison de la culture du Japon à Paris présente, jusqu’au 30 mai, une rétrospective exceptionnelle du poète et illustrateur Kôji Fukiya

Kôji Fukiya (1898-1979) était un illustrateur renommé de magazines pour jeunes filles et de livres de contes. Peu connu en France, il a pourtant vécu quatre années à Paris. C’est cette période que fête la Maison de la culture du Japon. A la mémoire des 90 ans de sa présence en France, des dessins originaux et des œuvres datant de son séjour à Paris sont présentés jusqu’au 30 mai prochain.

 
1927Paris
 

En 1925, quittant le Japon et sa notoriété, Kôji Fukiya  vient à Paris, « la ville des Arts », pour redevenir étudiant en peinture et en dessin. Pour vivre, il dessine des « correspondances illustrées de Paris » qu’il envoie au Japon. Il réalise également des tableaux qu’il soumet pour des expositions dans les salons. On estime à une cinquantaine le nombre d’œuvres que Fukiya aurait réalisées pendant sa période parisienne. Petit à petit, il se fait un nom dans le milieu et ses tableaux commencent à se vendre. Lorsqu’une célèbre revue française lui commande des illustrations, il est à la fois vexé (il n’est plus illustrateur, il est peintre maintenant !) et heureux que son travail et son art soient enfin reconnus à Paris.
La crise de 1929 n’épargne personne et Kôji Fukiya se voit dans l’obligation de retourner au Japon pour régler des dettes. Il ne reviendra jamais à Paris, ce qui fut pour lui, une véritable punition.

 
Passeport
 

Représentant du romantisme et du modernisme des ères Taishô et Shôwa, les œuvres de Kôji Fukiya oscillent entre douceur du trait et rudesse du dessin. Parfois, il joue avec le noir pour apporter une belle profondeur à ses dessins. Les illustrations pour enfants sont superbement réalisées, les couleurs sont vivaces et douces à la fois. On y retrouve des sujets connus des occidentaux comme la Petite Fille aux Allumettes, Simbad
L’exposition présente plusieurs œuvres emblématiques de l’artiste. Nous y trouvons par exemple, l’exemplaire original du timbre commémoratif Hanayome (la jeune mariée), dont 67 millions de carnets ont été vendus au Japon, l’œuvre Wakufu Fujin – Aki (la Dame en Kimono – Automne)…
De nombreux japonais venus visiter l’exposition s’étonnent de pouvoir mettre un nom sur des dessins qu’ils ont vu petits, dans des magazines !

 
carnetstimbres
 

Aujourd’hui, la majorité des œuvres de l’artiste se trouvent au musée commémoratif de Niigata au Japon (ouvert en 1987). Pourtant, elles sont nombreuses à avoir disparues. Tant au Japon qu’en France. Il est très difficile pour les descendants du peintre de retrouver la trace de ces œuvres. Tatsuo Fukiya, troisième fils de l’artiste, explique d’ailleurs qu’il espère que cette exposition parisienne permettra à des collectionneurs français de se rendre compte qu’ils possèdent un tableau de Kôji Fukiya. Il est en effet intimement convaincu que de nombreuses œuvres de la période française de son père se trouvent chez des particuliers.

Après son étape parisienne l’exposition Kôji Fukiya  repartira pour le Japon. C’est donc  une occasion unique de découvrir l’univers si naïf du plus parisien des illustrateurs japonais !

Eternelle curieuse. Touche à tout culturelle, j’aime découvrir des nouveaux artistes, des nouveaux courants, de nouveaux lieux. Musique, ciné, danse, théâtre… rien ne m’arrête ! Je confesse malgré tout une affection particulière pour la musique live associée à une grosse consommation de concerts ! Petites salles ou grandes scènes, jazz, rock, métal ou électro, je respire la musique sous toutes ses formes !

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