Résumé :

Rien ne va plus pour l’inspecteur Brant. Alors qu’il vient d’apprendre la mort de son idole, l’écrivain Ed McBain, il se fait tirer dessus. Nash est alors chargé de l’enquête tandis que Falls se transforme en un Brant au féminin et que McDonald continue de déconner. Bref, c’est la débandade au commissariat où la justice et l’ordre semblent avoir déserté les lieux !


 

Avis :

Ken Bruen Munitions

J’ai une bien triste nouvelle pour tous les amateurs de la saga Roberts & Brant, il s’agirait là du dernier tome de la série. Pour « fêter » ça, Ken Bruen a décidé de mettre le feu aux poudres et nous offre un vrai feu d’artifice. Rien ne va plus dans le commissariat, tout le monde semble déraper : Brant se fait tirer dessus ; Falls suit le modèle de Brant et ses méthodes peu orthodoxes ; Mc Donald fricote avec une milice de septuagénaires et Porter se fait manipuler.

Dans une interview, Ken Bruen explique « Brant c’est des vacances, une joie totale quand j’écris sans me restreindre ». On sent en effet qu’il s’est vraiment fait plaisir pour ce dernier volet, tout en maniant cet humour noir qui lui est propre et qui nous permet d’apprécier les personnages détestables qu’il met en scène.

Pour autant, même si on retrouve bien le style Bruen dans ce dernier opus, je suis resté sur ma faim. Peut-être justement parce que l’histoire part dans tous les sens. Dès les premières pages, Brant est mis sur le tapis et devient donc un personnage secondaire. Falls a beau devenir l’alter-ego féminin de Brant, ce n’est pas tout à fait pareil, puisque la force de cette série réside – à mon goût – dans l’humour et le côté trash de Brant.

Malgré tout, cette lecture reste plaisante mais je n’ai pas ressenti le côté « grisant » et « captivant » que j’ai pu trouver dans d’autres livres de Bruen.

 

Extraits :

 
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[tab]Extrait 1/2

Les coups partirent. Des bouteilles explosèrent, derrière le comptoir, des éclats de bois volèrent et Porter poussa Brant sur le sol, protégea son corps avec le sien. Le tueur, voyant les flics au sol, espéra avoir touché quelque chose et se barra. Les clients hurlaient, un ivrogne, qui roupillait dans un coin, sortit de sa stupeur et demanda :

– C’est Noël ?

Porter hurla dans sa radio :

– Coups

de feu, le tireur sort du King’s Arms, dans Kennington Road.

Il se redressa. L’odeur de la poudre, mêlée à celle de l’alcool, était entêtante. Il baissa la tête. Brant ne bougeait pas.

Porter se pencha, tendit le bras, vit un trou dans le dos du sergent et hurla :

– Une ambulance, nom de Dieu !

Dans la radio, il cria :

– Un homme à terre, je répète, un homme à terre.

L’ivrogne se mit à fredonner Jingle Bells.

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[tab]Extrait 2/2

Roberts demanda si Brant avait de la famille.

– On a pensé que vous le sauriez sûrement, répondit Porter, puisque vous êtes son pote.

Roberts écarta cela d’un geste.

– Brant n’a pas de potes. Tu ne l’as pas encore compris ?

Roberts savait qu’il avait eu une épouse. Il chargea un flic de la localiser, obtint un numéro de téléphone et Porter proposa :

– Si vous voulez, monsieur l’inspecteur, je peux l’appeler.

Il tentait de regagner un peu de terrain, croyait que Roberts ne l’appréciait pas.

Il avait raison.

Roberts, le portable à la main, s’immobilisa.

– Tu la connais ?

– Non, monsieur l’inspecteur.

– Alors pourquoi tu l’appellerais ?

Puis il lui tourna le dos. Il composa le numéro et une femme décrocha. Il se présenta et expliqua, sur un ton qu’il espérait compatissant, ce qui était arrivé. Elle lui coupa la parole.

– Il est mort ?

– Non, Dieu merci…

– Appelez-moi quand il le sera.

Clic.

Abasourdi, Roberts fixa l’appareil.

– Comment l’a-t-elle pris ? demanda Porter, resté à proximité.

– Très bien. Comme si elle avait gagné le gros lot.

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Note : 
 

2012 – 239 pages – ISBN : 978-2-07-012545-6
Ken Bruen – Irlandais

 

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Jeune trentenaire et vieux blogueur. Fondateur de Culturez-vous et organisateur de l’association "Un Soir, un Musée, un Verre". Flâneur professionnel et éternel curieux.

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