L’arrivée de l’impression 3D a rapidement dépassé le seul domaine industriel. Désormais de plus en plus démocratisé, ce nouveau genre d’impression gagne la sphère culturelle. De nombreux artistes s’en emparent en effet pour créer des œuvres d’un genre nouveau. Mais peut-on encore parler d’art lorsque l’homme délègue à la machine une partie de la création ?

L’exposition Imprimer le monde présentée actuellement et jusqu’au 3 juillet à l’espace 315 du Centre Pompidou vous invite à découvrir un art d’un nouveau genre, à mi-chemin entre la création et la science.

University of Tokyo, Drawn Pavillon 2017
University of Tokyo Advanced Design Studies Unit (Yusuke Obuchi, Kengo Kuma, Jun Sato, Kevin Clement, Anders Rod), Drawn Pavilion, 2017

Parmi les œuvres présentées dans cette exposition, nous retiendrons Drawn Pavillon conçue par Yusuke Obuchi, Kengo Kuma, Jun Sato, Kevin Clement et Anders Rod de l’Université de Tokyo. Cette installation a la forme d’une canopée créée en filaments plastiques. Elle a été réalisée grâce à un stylo d’impression 3D, initialement conçu pour réaliser des structures architecturales complexes, qui permet de “dessiner dans l’air”. Le plastique utilisé est biodégradable, créé notamment à partir de déchets alimentaires, avec pour but d’ “ajuster le flux matériel du gaspillage alimentaire pour rendre la culture de la consommation plus durable et plus sociable”. Une façon de rendre l’architecture durable mais aussi modifiable puisque des éléments peuvent être ajoutés ou soustraits facilement.


 

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Jeune trentenaire et vieux blogueur. Fondateur de Culturez-vous et organisateur de l’association "Un Soir, un Musée, un Verre". Flâneur professionnel et éternel curieux.

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