Véritable « passeur » de traditions, figure centrale et lien essentiel entre le monde céleste, celui des défunts et esprits et le monde terrestre, le chamane nourrit l’imaginaire de tout un chacun. Prêtre, homme mystique, sorcier… la nature n’a aucun secret pour lui et lui confère de multiples pouvoirs. Le musée du quai Branly nous invite aujourd’hui à un voyage initiatique, à la découverte de cette culture du sacré.

L’exposition « Chamanes et divinités de l’Équateur Précolombien » s’intéresse ici à cinq sociétés amérindiennes (composant désormais l’Équateur) sur une période allant de 1000 avant J-C à 500 après J-C. Cette espace géographique bénéficie d’un climat et d’un environnement particuliers, du fait de la variété de son environnement : sur un étroit territoire sont rassemblés la mer, une zone tropicale, la jungle amazonienne et les sommets de la Cordillère des Andes, ce qui revêt ici toute son importance, la nature jouant un rôle central dans les croyances de ces peuples.

Devenir chamane ne relève en rien du hasard ou de la coïncidence. Choisi dès l’enfance pour son intelligence et son éveil puis formé par un aîné, le chamane apprend, au cours d’un long parcours, à reconnaitre les plantes, les forces de la terre, mais aussi à gérer les hallucinogènes qui deviendront partie intégrante de ses rituels quotidiens.

Il développe ainsi progressivement son esprit. Ces connaissances profondes, associées aux longues heures de méditation et de transe, apporteront aux chamanes les pouvoirs surnaturels attendus du médiateur social qu’il devient.

« Un gardien de l’intégrité physique et spirituelle de sa communauté, mais aussi nourricier et passeur de traditions. »Santiago Ontaneda Luciono1

Guérisseur, astronome, agriculteur, chasseur, guerrier, prêtre… le chamane joue un rôle à la fois social, politique et sacré et domine toutes les forces de la nature.

À travers une superbe sélection de 265 chefs d’œuvres dans un état de conservation surprenant (les statues et autres objets de culte étaient souvent enterrés avec les chamanes et ont tout au plus perdu leurs pigments, mais sont restés intacts), cette exposition dépeint un portrait complet du chamane : les animaux dont il puise la force (le jaguar pour le feu, le serpent pour l’eau et l’aigle harpie pour l’air…), les ornements symboles de son rang et son autorité, les composantes des cérémonies rituelles (plantes, coquillage, boissons, danse, musique, etc.)…

L’occasion pour tous les citadins hyper connectés que nous sommes aujourd’hui, de (re)découvrir la force des liens sacrés pouvant être tissés avec la nature…

 

Informations pratiques

Jusqu’au 15 mai 2016

Musée du quai Branly
37 quai Branly, Paris 7ème

Mardi, mercredi, dimanche : de 11h à 19h
Jeudi, vendredi, samedi : de 11h à 21h

Plein tarif : 9€ / Tarif réduit : 7€


(1) Santiago Ontenada-Luciano, anthropologue chercheur à la direction de Musée et sites archéologiques du Sous-secrétariat de Mémoire sociale du Ministère de la Culture et du Patrimoine équatorien. commissaire de l’exposition)

Comments to: Chamanes et divinités de l’Équateur Précolombien, au musée du quai Branly

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