Le quintet anglais est venu nous offrir une seconde date parisienne pour accompagner la sortie de leur dernier album The Weight of Your Love. Quatre mois après avoir rempli le Trianon, Editors renouvelle l’expérience dans une Cigale pleine comme un œuf avec une heure et demi de pop rock endiablé !

Cinquième album d’Editors, The Weight of your love a souffert d’un bien mauvais accueil. Si ce n’est pas le meilleur album du groupe, les critiques subies ont été bien féroces. Entre le départ de Chris Urbanowicz, un des membres fondateurs, l’arrivée de Justin Lockey et Elliott Williams et quatre années de silence, ce nouvel album était attendu. Malgré toutes les critiques, Editors avait fait salle comble au Trianon en octobre 2013 (concert auquel nous avions découvert les merveilleux Balthazar) et ils ont remis ça lundi soir à la Cigale !

Le show débute calmement avec Sugar. Les anglais d’Editors donnent ensuite le tempo, musclé, avec Someone say, Munich, An End Has a Start et Formaldehyde. Il s’en suivra un heureux équilibre proposant des chansons de tous les albums, pour le plaisir de fans de la première heure et des plus récents.
Seul aux commandes, Tom Smith donne le ton et fait le show. Passant de la guitare au piano, il se tortille, se trémousse, monte sur le piano, s’étire, joue avec son micro. Sa voix grave envahit complètement l’espace. A l’inverse, ses acolytes sont sobres et bougent peu.
La mise en scène, toujours sobre avec Editors, joue des lumières et des couleurs. Énormément de jeux d’ombres, de rouges viennent accompagner et renforcer le show.

Sur scène, le groupe n’hésite pas à reprendre ses chansons à la sauce électro. Cela passe bien avec les morceaux du dernier album, déjà plus orienté électro pop que les précédents. En revanche, pour certains plus anciens, cela laisse un peu dans le doute. Ce fut clairement mon cas avec Papillon, dernière chanson du concert. Terminer sur une version bien ’rock’ aurait été, à mon avis, plus convaincant. Mais il faut bien reconnaître que ça fonctionne très bien et le public a sauté et dansé jusqu’à la dernière note du show.
Mention spéciale à la version survitaminée de Nothing. Cette jolie ballade se transforme en morceau rythmée qui déchaîne, encore une fois, le public de la Cigale.

Au final, un concert d’Editors comme on les aime. Une balance équilibrée entres les morceaux des différents albums, les valeurs sûres et un Tom Smith transporté. Ce groupe est définitivement fait pour la scène.

 

Setlist :

 

Sugar
Someone Says
Munich
An End Has a Start
Formaldehyde
Lights
Bullets
The Racing Rats
A life as a ghost
Eat Raw Meat = Blood Drool
All Sparks
In This Light and on This Evening
Bricks and Mortar
A Ton of Love
Bones
Honesty

Camera
Smokers Outside the Hospital Doors
Nothing
Papillon

 

Vidéos :

 

All Sparks (live La Cigale)


 

Formaldehyde (video officielle)


 

Eternelle curieuse. Touche à tout culturelle, j’aime découvrir des nouveaux artistes, des nouveaux courants, de nouveaux lieux. Musique, ciné, danse, théâtre… rien ne m’arrête ! Je confesse malgré tout une affection particulière pour la musique live associée à une grosse consommation de concerts ! Petites salles ou grandes scènes, jazz, rock, métal ou électro, je respire la musique sous toutes ses formes !

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