Charlie est déficient mental. Après avoir fait quelques tests sur une souris nommée Algernon, des chercheurs proposent à Charlie une opération permettant de tripler ses capacités intellectuelles.
La vie de Charlie est bouleversée : il découvre de nouveaux savoirs et entretient de nouvelles relations avec les autres. Mais tandis qu’il profite de cette nouvelle vie, la santé d’Algernon commence à décliner.

 

Extrait :

 

 

Avis :

 

des-fleurs-pour-algernon-affichePar définition, le rôle d’un comédien est de faire la comédie, c’est-à-dire de prêter son physique à un personnage de fiction. En assistant à cette pièce, je me rend compte que « comédien » est un titre qui correspond très mal à Grégory Gadebois. Il faudrait en inventer un autre tant son interprétation va bien au-delà. Gadebois ne “joue” pas, il n’incarne pas : il devient réellement Charlie.

Le talent de Grégory Gadebois est aussi fascinant, qu’admirable. Tout au long de la pièce on voit Charlie évoluer progressivement. Au fur et à mesure que son intelligence s’améliore, ce n’est pas seulement le discours de Charlie qui change mais tout son être. Les expressions maladroites et les postures hésitantes disparaissent jusqu’à devenir celles de quelqu’un de “normal” puis de très sûr de lui. En 1h20 on voit défiler plusieurs personnages : de l’handicapé mental au surdoué en passant par l’amoureux, le colérique, l’inquiet. Et pourtant il n’y a pas eu de transformation : c’est bien Grégory Gadebois et lui seul qui a joué, sans retouche maquillage ni déguisement.

Au-delà du talent de Gadebois, la pièce est belle, touchante et tragique. Elle met en lumière les travers de notre société : le regard parfois abject que l’on peut porter sur les handicapés mentaux ainsi que la course à l’intelligence qui ne rend pourtant pas plus heureux.

A la fin de la pièce, quatre salves d’applaudissement sont venues saluer la prestation, c’est dire si Gadebois a su convaincre dans ce rôle pourtant éminemment complexe.

Ne passez surtout pas à côté des Fleurs pour Algernon courez au Théâtre Hébertot avant le 30 mars !

 

Une pièce de Daniel Keyes et Gérald Sibleyras
Mise en scène Anne Kessler
Avec Grégory Gadebois

Meilleur Comédien & Meilleur Spectacle du Théâtre Privé 2013
Prix Beaumarchais du Meilleur Acteur

 

Informations pratiques :

 

Jusqu’au 30 mars
En soirée : du mardi au samedi à 21h15
En journée : le samedi à 16h et le dimanche à 18h
Durée 1h20
De 13 à 39 €

Théâtre Hébertot
78bis boulevard des Batignolles, 75017 Paris

 

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