« Si c’est comme ça, je vais faire la grenouille ailleurs ! » : une phrase lancée, aux accents définitifs, et l’on se retrouve comme Michel, tout seul à déjeuner avec maman en semaine… Bref voilà que l’on finit célibataire. Une situation que chacun en vient à redouter. Pourtant, bien des choses sont possibles.

Et même bien des bonheurs se trouvent à portée de main. C’est ce que nous invite à penser David Foenkinos, auteur de romans à succès dont c’est la seule pièce écrite à ce jour. Célibataires présente ainsi un binôme homme-femme dans une comédie tout simplement drôle et qui sonne juste. En effet, on se reconnaît tout à la fois dans les atermoiements et dans les élans des personnages.

Aux côtés de Sylvie, Michel joue le rôle de ce mec ordinaire qui cherche l’amour, prêt à tromper la solitude et le quotidien subi ; leur situation à tous deux est pourtant bien particulière : ils sont employés d’une agence matrimoniale et œuvrent donc aux rencontres amoureuses… celles des autres. Cependant, avec l’explosion des sites de rencontres, de moins en moins de clients passent à l’agence. Il semble bien qu’on puisse se passer d’eux. Les voilà désœuvrés, à devoir dépasser la seule promiscuité imposée par le travail. Les voilà donc qui se mettent à se parler à cœur ouvert, aux détours de confessions surprenantes. S’esquisse, au fil des mises en situation, la naissance d’une relation amoureuse, tout ce qu’il y a de plus banal mais parfaitement touchante. Néanmoins, une fois mise en œuvre, cette relation ne va pas laisser les personnages en paix : finalement n’a-t-on pas encore peur de se tromper, de mal faire ? Le rire l’emporte malgré tout et le happy end, – sans en dire plus -, est au rendez-vous.

La mise en scène, très dynamique, nous fait rebondir d’un gag à l’autre. Les ficelles de la comédie romantique marchent bien au théâtre, en l’occurrence grâce à l’énergie des comédiens qui savent se mettre à nu, se confronter au ridicule, avec beaucoup de joie, de liberté et de complicité. La légèreté prend le pas malgré la gravité que paraissait nous imposer le sujet. David Foenkinos, coréalisateur de l’adaptation au cinéma de son roman La Délicatesse (avec Audrey Tautou, sortie en 2011), semble avoir trouvé au théâtre un lieu mieux adapté encore à son répertoire léger, dialogué et proche du réel.

 

Informations pratiques :

 

Théâtre Le Proscenium
2, passage du Bureau (Paris 11e)

Les 24 et 31 Janvier & les 7, 14, 21 et 28 Février à 19h15.

Avec :  Corinne Yvars, Jean Pierre Baliros ; Mise en scène : Guy Attia

 

Comments to: Célibataires, une pièce de David Foenkinos qui donne le sourire

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