Je dois avouer que je venais à cette exposition sans aucune idée préconçue, ni réelles expectatives, sans avoir vraiment l’habitude des expositions vidéo et surtout sans avoir jamais vu d’œuvre de Bill Viola. Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps, j’ai été plus qu’agréablement surprise et je ne saurai que trop vous conseiller de vous y précipiter !

 

 

Tout d’abord c’est une immersion totale renforcée par une scénographie qui nous plonge dans le noir pour mieux nous faire apprécier les vidéos. Un peu désorientés, on entre alors dans l’oeuvre pleinement, une atmosphère à la fois de calme et d’attente nous emplit. Le public, au fur et mesure de la progression, se fait plus attentif et envoûté.

Viola c’est aussi un temps nouveau, un temps suspendu au soupçon d’un geste, d’un son qui diffère et annonce un changement dans la vidéo, une chute qui nous surprend. Un temps fait de lenteur, d’immobilisme, parfois de répétition, bien éloigné de celui qu’on vient tout juste de laisser de côté. On se prend alors à se complaire dans ce temps, dans l’attente du changement presque imperceptible.

C’est ensuite une réflexion, un cheminement autour de la vie qui s’écoule, du passage, telles les vidéos de la plus grande salle qui forment un ensemble allégorique. Cette vie qui s’écoule est aussi présente dans les premières vidéos telles les quatre mains et ce même geste qui se fait plus dur, plus pathétique alors que l’âge marque de ses sillons la dernière des mains.

Ce voyage est aussi dans la rencontre qui semble impossible entre les figurants qui se croisent en des parallèles presque sans fin, avec le spectateur qui se fait témoin d’un sommeil qui l’exclue, de vie qui se déploie et s’achève en diptyque infini.

Ce temps orchestré par l’artiste se déroule dans un univers où l’eau est omniprésente, qu’elle submerge les corps des rêveurs, devienne métaphore spirituelle ou plan d’eau de calme apparence.

Je ne vous dirai rien quant à la technique ne sachant pas vraiment par ou commencer tant celle-ci impressionne. Je dois avouer que sur ce point je préfère ne pas trop en savoir pour me laisser simplement bercer par la magie de l’image, dans cet univers qui nous emporte et nous laisse sur une rive en spectateur d’un autre temps, d’un autre monde qui ne pourra pas traverser le miroir.

Après vous avoir fait part de ces impressions égrenées au sortir de l’exposition je ne peux à nouveau que vous inciter à aller voir l’exposition, à tenter cette immersion et ce beau voyage que nous offre Bill Viola. Laissez-vous prendre par ce temps nouveau, suspendu qui nous rend tour à tour attentifs, surpris, captivés, envoûtés.

 

Informations pratiques :

 

Du 5 mars au 21 juillet 2014
Tous les jours de 10h à 22h (fermeture à 20h le dimanche et lundi)
Fermeture hebdomadaire le mardi

 

un seul moteur la passion, passion pour le cinéma, passion pour le dessin et l’art en général, passion pour les musées forcément. Une passion que j’aime à partager en tout lieu et surtout chaque semaine dans les musées avec la joyeuse association un Soir un Musée un Verre, dont j’ai le bonheur de faire partie. Une telle passion ne pouvait trouver plus beau lieu que Paris pour être assouvie, parisienne de cœur, j’aime à arpenter les pavés de cette ville qui n’a pas fini de m’émerveiller.

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