Bal Blanc, Joseph-Marius Avy

Joseph-Marius Avy (1871-1939) fut un peintre français particulièrement connu durant la Belle Epoque. Il se fit remarquer notamment grâce à des tableaux de grands formats représentant les loisirs de la haute société de Paris. Le plus connu se nomme le Bal Blanc.

Peinte en 1903, cette toile de grand format représente les bals organisés pour les jeunes filles de la haute société. Véritables rites initiatiques, ces bals étaient préparés pour les jeunes filles avant leur sortie dans le monde, c’est-à-dire avant d’être présentées en bonne et due forme à la société et d’être donc considérées comme des potentielles fiancées.

Ainsi, les jeunes femmes s’amusaient et apprenaient entre elles l’art de la danse. Ces bals célébraient une certaine conception de l’innocence juvénile, représentée ici par le blanc et les teintes claires des robes.

Le tableau constitue une véritable scène de genre. A l’arrière-plan, une petite fille reste blottie contre sa mère alors que le reste des participantes valse avec légèreté. L’impression de mouvement est créée grâce aux volumes des toilettes et des rubans, qui semblent virevolter. Le spectateur pourrait presque entendre le bruissement des tissus. Les corps, cambrés, accompagnent ce mouvement, tout particulièrement au premier plan, avec ce couple de danseuses dont l’une semblerait regarder le spectateur. Les toilettes des femmes fourmillent de détails : se mêlent, tissus, broderies et perles, peintes dans des harmonies claires, à l’exception du ruban noir. Cela crée un effet de contraste avec le grand piano, sombre et aux angles droits.

Représentation des plaisirs et des coutumes de la haute société parisienne à la Belle Epoque, ce tableau se distingue par un magnifique jeu sur le mouvement, mis en valeur par des effets de contraste.

Le tableau est exposé au Petit-Palais à Paris. Il fut l’une des premières acquisitions du musée. Pour la petite histoire, Joseph-Marius Avy assista son beau-père, Albert Besnard, dans la mise en place des toiles décorant la coupole du Petit Palais. C’est donc une histoire toute singulière qu’entretient le musée avec ce peintre et tout particulièrement avec cette toile.

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Passionnée par la littérature, la philosophie, l’histoire, l’animation japonaise et mille autres choses encore. Je cherche la poésie lovée au creux des choses. Car oui, « La poésie, c’est le plus joli surnom que l’on donne à la vie » (Prévert).

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