Pour la première grande exposition parisienne dédiée au photographe Suédois Anders Petersen, la Bibliothèque Nationale de France (BNF) retrace près d’un demi-siècle de son oeuvre. Plus de 300 tirages sont présentés, issus des différentes phases du travail de Petersen : de 1970 à 2012.

 

Anders-Petersen-BNF-afficheJe ne connaissais pas du tout Anders Petersen, c’est en total néophyte que je me suis rendu à cette exposition. Quand on y entre, on est saisis par les grands tirages présentés dans la première partie. On se retrouve confronté à une grande diversité de photographies : portraits, animaux, nus, scènes de vies… Il ressort de ce patchwork quelque chose de très vivant, comme si l’artiste nous racontait en un éclair l’ensemble des rencontres qu’il a vécues tout au long de ces 50 dernières années.

 

Plus il y a de questions et de désirs dans une prise, meilleure elle est.

 

Les photographies, toutes réalisées dans un Noir & Blanc très profond, traduisent des ambiances multiples : tantôt de la dureté ou de la pauvreté, qui contrastent avec de la fragilité, de l’innocence ou de la joie.

 

Je crois que je suis le genre de photographe qui désire amitié compagnonnage et communication, qui essaie de se comprendre et de comprendre autrui.

 

Passée cette première confrontation très forte avec les photographies de Petersen, on peut prendre le temps de découvrir les explications qui jalonnent l’exposition. Quelques citations du photographe permettent de mieux comprendre son travail. Petersen explique vouloir se rapprocher de ses modèles, les comprendre et nouer avec eux une relation d’amitié afin que l’appareil photo se fasse le plus discret possible et que le naturel se dégage du cliché. Le résultat est à la hauteur : chaque photo semble exprimer une grande sincérité.

 

Je recherche des personnes et des êtres auxquels je puisse m’identifier ; femmes, hommes, chiens, chats… Tout est dans cette identification avec des êtres dont je me sens proche.

 

La fin de l’exposition s’autorise une légère digression très intéressante sur la partie plus « technique » de la photographie. Petersen explique utiliser un appareil argentique non pas par refus de se plier au numérique mais simplement parce qu’il s’agit de l’appareil qu’il maîtrise le mieux et qui lui permet d’oublier les réglages pour se concentrer totalement à l’instant présent.

 

L’appareil n’a pas tellement d’importance. C’est seulement un outil. Peu importe avec quel appareil vous travaillez pour la photographie de rues (…ça peut être un IPhone), du moment que vous vous sentez à l’aise avec ses réglages et que vous n’avez pas besoin d’y réfléchir pendant la prise de vue.

 

Quelques négatifs entourés, raturés ou identifiés à l’aide de gommette, laissent enfin entrevoir le travail du photographe après la prise de vue pour choisir LE cliché qui, in fine, sera conservé.

Même s’il ne s’agit pas d’une rétrospective, l’exposition est riche, complète et permet de comprendre le fil conducteur qui lie l’ensemble des phases du travail de Petersen. Nul doute que les amateurs et passionnés de photographie apprécieront la visite.

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BNF, site Richelieu
5, rue Vivienne (Paris 2e)
Jusqu’au 2 février 2014
Du mardi au samedi de 10h à 19h ; Le dimanche de 12h à 19h
Tarif plein : 7 € / tarif réduit : 5 €
Site de l’exposition

 

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