Culturez-vous
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Albert Cohen écrit ici une longue et dernière lettre à sa maman, rendant hommage à celle qui a fait preuve de tant d’abnégation et d’amour à son égard. Regardant par dessus son épaule, l’écrivain revient avec tendresse et un immense sentiment de culpabilité sur les moments passés avec sa mère, regrettant d’avoir négligé celle qui lui avait consacré tant d’amour.

« J’ai été enfant, je ne le suis plus et je n’en reviens pas. »

En lisant ces pages on songe bien entendu à Romain Gary qui, dans La promesse de l’aube, évoquait le manque d’amour que l’on peut ressentir une fois que celle qui nous a mis au monde a disparu. Au-delà de cet éloge, le livre est teinté d’une réflexion sur le temps qui passe et qui nous prive peu à peu de toute chose, la terrible leçon qu’énonçait Philippe Forest dans Le chat de Schrödinger :

Il n’y a rien d’autre à apprendre de la vie, la seule leçon qu’elle vous donne est celle qui dit que vous sera ôté tout ce que vous avez aimé, il faudrait ne s’attacher à rien ni à personne, et, pourtant, le prix de la perte ne se mesure jamais qu’au prix de ce que l’on a perdu.

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