Réalisée en partenariat avec le Palais Lumière d’Evian, l’exposition Albert Besnard Modernités Belle Epoque, actuellement présentée au Petit Palais, offre l’occasion unique de mieux connaître cet artiste aux multiples facettes mais encore trop méconnu.

Albert Besnard (1849-1934), Portrait de madame Roger Jourdain, femme du peintre, 1886 ou 1896, huile sur toile, 200 x 153 cm, Paris, musée d’Orsay, don de Mme Roger Jourdain, 1921. © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Albert Besnard, Portrait de madame Roger Jourdain, femme du peintre, 1886 ou 1896, huile sur toile, 200 x 153 cm, Paris, musée d’Orsay, don de Mme Roger Jourdain, 1921. © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Né en 1849 et fils de deux peintres réputés, Albert Besnard, très tôt sensibilisé à l’univers artistique, mènera une carrière des plus honorables et ponctuée par de nombreux prix et rencontres prestigieuses. En 1866, il entre à l’Ecole des Beaux-arts de Paris où il est l’élève de Jean François Bremond, puis remporte, en 1874, le grand prix de Rome. Lors d’un séjour à la Villa Médicis, dont il en deviendra le directeur en 1913, il rencontre celle qui deviendra sa future épouse, Charlotte Dubray, une sculptrice qui influencera sa peinture. Membre de l’Académie française et élu à l’Académie des Beaux-arts, Besnard devient également directeur de l’Ecole des Beaux-arts de 1922 à 1932 et est couvert de décorations dont la grand-croix de la légion d’honneur. Enfin, à son décès en 1934, il fut le premier artiste à recevoir des funérailles nationales, avant Georges Braque. 

Portraitiste hors pair, et notamment des sujets féminins, Albert Besnard fait scandale lors d’un salon de 1886 au cours duquel il expose l’un de ses portraits les plus célèbres : celui de Madame Roger Jourdain. Outre la peinture de chevalet, Albert Besnard est également l’un des décorateurs les plus actifs de son époque. Lors des grands chantiers parisiens impulsés sous la IIIe République, de nombreux édifices civils ont été décorés par lui dont une multitude de mairies parisiennes dont l’Hotel de Ville, la Comédie Française, la Sorbonne ou encore les coupoles du Petit Palais. Enfin, sa facette de graveur – bien que plus discrète – constitue pourtant une période importante de son œuvre. Il s’illustrera d’ailleurs dans cette technique avec la commande originale de 26 gravures réalisées en 1900 pour le collectionneur et ami Joseph Vitta.

Albert Besnard (1849-1934), Printemps, vers 1887, huile sur panneau, 46 x 27 cm, Paris, Galerie Elstir. © Lucile Audouy
Albert Besnard, Printemps, vers 1887, huile sur panneau, 46 x 27 cm, Paris, Galerie Elstir. © Lucile Audouy

Composée de plusieurs sections, l’exposition du Petit Palais explore ainsi, au travers de près de deux cent œuvres, toute la virtuosité de cet artiste pourtant longtemps cloisonné dans un style académique et classique. Grâce à une scénographie inspirée du Paris Fin de siècle, les visiteurs plongent dans une atmosphère rappelant à la fois l’élégance parisienne tout comme l’intimité des ateliers d’artistes. 

Tout en retraçant le parcours de celui-ci, l’exposition offre ainsi l’occasion de (re)découvrir de nombreux portraits, des peintures orientalistes inspirées de ses voyages en Espagne ou au Maroc ainsi que des pastels aux couleurs si intenses et lumineuses. En entrant ou repartant de l’exposition, ne manquez pas non plus de lever les yeux pour admirer les décorations des coupoles du vestibule du Petit Palais, réalisées par Besnard. Enfin, une série de conférences, organisées au Petit Palais les mardis, de 12h30 à 14h00, du 8 novembre au 13 décembre 2016, viennent enrichir à souhait l’exposition.

Informations pratiques

Jusqu’au 29 janvier 2017
Site de l’exposition

Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston Churchill (Paris 8e)
Accessible aux personnes handicapées

Horaires d’ouverture
Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le vendredi jusqu’à 21h. Fermé le lundi, 1er mai et 14 juillet.

Tarifs
Entrée payante pour les expositions temporaires.
Plein tarif : 10 euros ; Tarif réduit : 7 euros ; Gratuit jusqu’à 17 ans inclus

PARTAGER
"Vois-tu, petite, le succès d’un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu’il reçoit, mais au nombre de visiteurs auxquels il a enseigné quelque chose. Il ne se mesure pas au nombre d’objets qu’il montre, mais au nombre d’objets qui ont pu être perçus par les visiteurs dans leur environnement humain. Il ne se mesure pas à son étendue, mais à la quantité d’espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit. C’est cela le musée (...)." Georges-Henri Rivière

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here