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En plein cœur de Paris, dans le Forum des Halles, un espace de 6000 m² s’ouvre aux amateurs de cinéma. Avec une programmation variée constituée de débats, de rencontres, d’ateliers et bien sûr de projections, le Forum des images est un lieu incontournable pour les cinéphiles.

Pour en apprendre plus sur le fonctionnement de cette institution j’ai posé 5 questions à Fabien Gaffez, directeur des programmes passionné et passionnant. En quoi consiste le métier de programmateur de cinéma ? Comment se prépare une programmation ?… Fabien Gaffez s’est livré sur son quotidien.

Et en bonus, à la fin de l’article, un concours vous attend pour vous faire gagner 15 x 2 invitations pour la projection de « Guy » de et avec Alex Lutz, suivie d’une rencontre avec le réalisateur, le vendredi 19 avril à 20h30 dans le cadre du « Drôle de Festival » présenté du 18 au 21 avril.


Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Aux dernières nouvelles, si j’en crois mes parents et mon passeport, je m’appelle Fabien Gaffez. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et ma carte de visite m’indique que je suis le directeur des programmes du Forum des images. En réalité, je suis ceinture noire de judo et diplômé de philosophie, ce qui m’a en toute logique amené à travailler dans le cinéma : au festival de Cannes, à la direction du Festival d’Amiens, puis au Forum des images. Il m’arrive également d’écrire. Sur le cinéma. Mais pas seulement.

Entrée du Forum des Images
Entrée du Forum des images © Gilles Coulon

En quoi consiste le métier de programmateur de cinéma ?

Dans l’idéal : transmettre une vision commune du monde et du cinéma. Se détourner des modes, souffler l’air du temps, réconcilier l’art et l’industrie. Plus concrètement : assembler des films (de toutes époques et de tous horizons) le plus judicieusement possible afin de procurer un peu de plaisir (émotionnel et/ou intellectuel)  au plus grand nombre dans des salles de cinéma ; provoquer des rencontres ; mettre en perspective l’histoire du cinéma et du monde dans lequel il se fait ; être à l’affût des nouvelles formes. En bref, avoir des idées (et plutôt des bonnes) et ne pas suivre l’actualité ni rechercher le buzz. On ne programme pas le cinéma comme on programme un logiciel : il faut chasser les hasards objectifs. C’est très vivant.

Comment se prépare une programmation ? Comment choisissez-vous les films que vous allez diffuser ?

C’est un travail de recherche et d’écriture : en s’appuyant sur l’histoire du cinéma et le cinéma contemporain, il faut trouver une idée qui tombe à point nommé, afin de voir et revoir les films d’un autre œil. Une bonne idée ne suffit pas : il faut la mettre en scène (quels invités, quelles associations de films, quels horaires de programmation, quelle manière de le présenter au public). Il faut également trouver les copies et les droits de chaque film. Mon job, en tant que directeur, est aussi de mener une équipe de programmation. Comme un entraîneur de football qui choisit les bons joueurs au bons postes. Il faut aussi se colleter avec le nerf de la guerre : le budget, serré , forcément serré. Il s’agit donc d’être un peu malin. Et de garder l’enthousiasme d’un enfant dans un magasin de jouets.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Trouver des choses que je ne cherchais pas et les transmettre au public. D’avoir transformé une passion primitive pour le cinéma en un métier.  Me sentir vivant au milieu des fantômes. Défendre l’idée d’une culture libératrice des fers du consumérisme bêta ou de l’élitisme grossier. Le pire du métier : devenir un administrateur du bon goût et un manager de la cinéphilie.

Pouvez-vous nous parler du prochain événement organisé au Forum des images, « Un drôle de festival » ?

C’est un festival qui me tient à cœur. Globalement, l’époque est morose, on s’ennuie un max et les gens, notamment dans le milieu de la culture, se prennent au sérieux. Ça manque férocement d’humour. Pendant quatre jours, c’est ce que nous avons envie de faire : retrouver un peu de légèreté dans un monde si lourd. Notre idée n’est pas de faire un simple festival de comédies, mais de créer un événement autour de l’humour sous toutes ses formes (et pas simplement au cinéma). Autour de l’humour, et avec humour. Nous avons par exemple confié les clefs du Forum à Nicolas et Bruno, et l’ensemble du festival portera leur marque, avec une volonté de détourner tous les codes du monde de l’entreprise (l’ouverture du festival, avec le formidable La Personne aux deux personnes, sera un grand moment : un faux séminaire d’entreprise généralisé). C’est probablement une forme d’autodérision assez cathartique. Nous passerons l’intégrale de l’oeuvre  vraiment très intéressante de ces fantasques zozos (dont une séance de minuit avec le vrai faux documentaire Vampires en toute intimité qu’ils ont doublé à leur façon) . Il y aura d’autres invités : le néo-césarisé Alex Lutz, une drôle de rencontre avec Laetitia Dosch, Patrice Leconte pour fêter les 40 ans des Bronzés font du ski, des stand_uppeuses pour un blind-test hilarant autour des moments cultes du cinéma, un hommage à Jean Yanne (en compagnie de Gérard Pirés ou Daniel Prévost), les podcasteurs de 2 heures de perdues pour célébrer les 30 ans de Quand Harry rencontre Sally, des films cultes en copies restaurées, un grand rattrapage des comédies de l’année, et, last but not least, une grande fête du slip en clôture… En bref, une joyeuse bande de talentueux drilles pour retrouver un peu de joie de vivre.  

Un drôle de festival, Forum des Images

Concours : gagnez 15 x 2 invitations pour une projection / rencontre avec Alex Lutz le vendredi 19 avril à 20h30

En partenariat avec le Forum des images, je vous offre 15 x 2 invitations pour la projection de « Guy », de et avec Alex Lutz, suivie d’une rencontre avec le réalisateur le vendredi 19 avril à 20h30.

Un jeune journaliste, qui pense être le fils caché de Guy Jamet, chanteur à succès des années 1960, prend sa caméra pour le filmer alors qu’il tente un come-back. Ce vrai faux documentaire sur une ex-star des années yéyé est la fois un grand film mélancolique sur la paternité et le vieillissement et un bel hommage aux chanteurs populaires. 

Alex Lutz dans "Guy"
Alex Lutz dans « Guy » © Apollo Films

Comment participer ?

Pour tenter de gagner des places, il vous suffit de remplir ce cours formulaire avant le dimanche 14 avril inclus. Les gagnants seront tirés au sort le lundi 15 avril.

Astuce : augmentez vos chances de gagner en partageant cet article sur Facebook et / ou Twitter.

A propos du Drôle de Festival, du 18 au 21 avril

Rencontres, avant-première, films culte, blind-test, atelier doublage, expos Fabcaro et Schnock, fête du slip… Bref, un drôle de festival, garanti 100% rigolo ! En présence de Nicolas et Bruno, Alex Lutz, Lætitia Dosch, Patrice Leconte, Agnès Jaoui, Daniel Prévost, Blandine Lenoir, Gérard Pirès ou encore les stand-uppeuses Sophie-Marie Larrouy et Marine Baousso.

Voir la programmation

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