Le temps d’un week-end nous sommes partis à la découverte de Chartres. Située à seulement une heure de Paris, la capitale de la Lumière et du Parfum ne manque pas de charme et se révèle être une destination idéale pour se changer les idées à moindre frais. Voici un tour d’horizon des lieux emblématiques de la ville.

 

Chartres en lumières

Pendant six mois, du 11 avril au 10 octobre, la ville se pare chaque soir d’un habit de lumière. De la tombée de la nuit jusqu’à 1h du matin, 26 sites sont illuminés.

Ainsi exposés sous le feu des projecteurs, les bâtiments révèlent toute leur superbe. Les lumières offrent un autre regard sur ces lieux et on se surprend à découvrir des détails qui nous avaient échappés pendant la journée.

Une soirée entière ne sera pas de trop pour découvrir l’ensemble des illuminations d’autant plus que certaines, animées, méritent d’être contemplées plusieurs minutes.

Le concept est original et mériterait d’être répandu dans d’autres villes. On ne serait pas contre un Paris en lumières pour nous aider à re-découvrir l’architecture de la Capitale !

 

La cathédrale

Construite au XIIIe siècle sur les ruines d’une cathédrale ravagée par de multiples incendies qui eurent lieu durant les siècles précédents, la cathédrale de Chartres est aujourd’hui considérée comme l’un des édifices emblématiques de l’art gothique en France. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est aussi l’un des monuments des plus aboutis et des mieux conservés, ce qui en fait l’un des sites patrimoniaux incontournables de la ville de Chartres.

Et il faut bien le dire : tout dans cette cathédrale impressionne, transporte et émerveille.

On commence notre visite en s’intéressant tout d’abord aux deux tours extérieures qui surplombent la ville, à savoir la Tour dite Clocher neuf et la Tour du midi, dite Clocher vieux. La première fut construite à partir de 1135 et est surmontée d’une superbe flèche de style flamboyant, construite à partir de 1505 par Jean de Beauce, et la seconde, dont le chantier débute en 1145, est célèbre pour la hauteur de sa flèche qui culmine à environ 105 mètres de haut. Pour les plus curieux, des visites des deux tours sont organisées tout au long de l’année, avec à la clé, une vue extraordinaire sur l’ensemble de la ville de Chartres, sur les cloches de la cathédrale ainsi que sur quelques gargouilles…

Sur l’ensemble de l’architecture de la cathédrale, sont disséminées sur les différentes façades, environ 3 500 statues. Une majorité d’entre elles sont réparties sur les neuf portails sculptés dont le plus impressionnant est le portail royal. Datant de l’époque médiévale et resté dans un exceptionnel état de conservation, ce portail comporte de nombreuses sculptures d’une extrême précision et s’étend sur trois baies. Il raconte à lui seul des passages entiers de la Bible, de la vie du Christ et des mystères de la foi. Enfin, au-dessus de ce portail, se trouve la grande rosace de la cathédrale dont les 13,36 mètres de diamètre en font la plus grande au monde.

Bien évidemment, les incontournables 176 baies vitrées datant des XIIe et XIIIe siècles et réalisées avec le fameux « bleu de chartres » méritent aussi toute notre attention. Ces vitraux, symboles de l’art des maitres-verriers chartrains, illustrent la vie des saints et ont également pour thématique la Bible. Ainsi, plus de 5 000 personnages y sont représentés dont certaines corporations des métiers du XIIIe siècle. Par ailleurs, sur la façade sud et sur celle nord du transept, se déploient deux superbes rosaces aux formes, dimensions et coloris des plus impressionnants. Celle située au sud porte le nom de Rose de l’Apocalypse et mesure pas moins de 10 mètres de diamètre. Elle comporte de nombreux médaillons représentant les personnages de la Bible. La seconde, située sur la façade nord, est appelée la Rose de la Glorification. Consacrée à la Vierge Marie, cette dernière est la plus récente de l’édifice et comporte des motifs plus géométriques que les deux autres.

En plus des vitraux, d’étonnantes et somptueuses découvertes viennent à nouveau interpeller notre regard. Tout d’abord, le chœur, considéré comme le plus vaste de France, est enclavé dans un tour de chœur, sculpté dans la pierre et mesurant 90 mètres de long pour une hauteur de 8 mètres. Sur ce tour, on peut y admirer, le récit de la vie de la Vierge Marie et du Christ sculptés en écho avec les vitraux ainsi que la curieuse horloge astrolabique, datant de 1528 et reproduisant le mouvement du soleil ou de la lune. Enfin, dans le chœur, se cache un impressionnant décor en stuc et marbre doré accompagné d’une assomption réalisée par Charles-Antoine Bridan et d’un maitre-autel en marbre bleu turquin.

On retrouve également au centre de la nef, dessiné sur le sol, un mystérieux labyrinthe datant du XIIe siècle. De forme circulaire et composé de pierres blanches et bandes de marbre noir, il sert de parcours de méditation et de chemin de pèlerinage symbolique vers Jérusalem, car il ne faut pas oublier que la cathédrale est aussi l’un des lieux de pèlerinages les plus fréquentés. Enfin, dédiée au culte marial, la cathédrale renferme de nombreuses évocations de la Vierges (statues, représentations picturales, vitraux…) dont plus particulièrement une fameuse vierge noire, qui, après avoir fait l’objet de campagnes de restaurations successives, n’était  recouverte que de suie et autres salissures…
Actuellement, des travaux de restauration des façades extérieures et intérieures ainsi que ceux menés sur les vitraux continuent d’embellir ce bijou architectural, à découvrir au plus vite.


 

Le Musée du vitrail

Le centre international du vitrail présente une collection de vitraux anciens et contemporains ainsi qu’une salle dédiée à l’interprétation des vitraux de la cathédrale.

Jusqu’au 31 octobre 2015, l’exposition temporaire “Les peintres et le vitrail” montre des vitraux réalisés à partir de 2000 en collaboration avec certains peintres et confronte les vitraux aux peintures qui les ont inspirés. Un joli complément à l’exposition sur le vitrail contemporain présentée à la Cité de l’Architecture.

Tarif plein : 5,5 € / Tarif réduit : 4 €
Consultez le site du musée pour les horaires

 

L’esprit du parfum

Située au coeur de la Cosmetic Valley, centre mondial dédié à la parfumerie cosmétique, Chartres revendique le titre de Capitale du Parfum. Pour permettre au grand public de découvrir cet univers sensoriel original, l’Esprit du parfum propose de partir à la découverte de l’histoire du parfum à travers des anecdotes et un atelier sensoriel.

Tarif plein : 6 € / Tarif réduit : 3 €
Du mardi au samedi, de 10h à 17h

 

La maison Picassiette

Située en périphérie de la ville, la maison Picassiette est un chef d’œuvre, à la fois déconcertant et extraordinaire, d’architecture naïve et d’art brut.

Son auteur, Raymond Isidore, a rassemblé pendant trente années des milliers de morceaux de porcelaine et de verre de toutes les couleurs qu’il a ensuite intégrés sur l’ensemble des parois de sa maison.

Consultez notre zoom sur cette maison originale pour en savoir plus

 

Chartres : un week-end dépaysant à partir d’une centaine d’euros

Chartres est située à seulement 1h en train de Paris, comptez 32 € pour l’aller-retour.

La ville dispose de 10 hôtels en centre-ville et 15 en périphérie, accessibles à partir de 50 € pour les plus modestes à 140 € pour les hébergements 4 étoiles tels que le Grand Monarque.

Pour vos visites, l’office de tourisme propose un pass à 19,5 € offrant l’accès une dizaine de monuments et sites touristiques ainsi que des réductions dans certains hôtels, et restaurants.

 

Vous pouvez donc y passer un weekend à partir d’une centaine d’euros, un budget riquiqui pour une destination proche mais dépaysante !

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"Vois-tu, petite, le succès d’un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu’il reçoit, mais au nombre de visiteurs auxquels il a enseigné quelque chose. Il ne se mesure pas au nombre d’objets qu’il montre, mais au nombre d’objets qui ont pu être perçus par les visiteurs dans leur environnement humain. Il ne se mesure pas à son étendue, mais à la quantité d’espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit. C’est cela le musée (...)." Georges-Henri Rivière

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