Si vous aimez l’univers de J.R.R. Tolkien alors la nouvelle exposition du Collège des Bernardins est faite pour vous ! Pour célébrer le 70e anniversaire de la parution du dernier volume du Seigneur des Anneaux, l’institution parisienne accueille dans ses murs les tapisseries tissées par la manufacture d’Aubusson à partir des dessins du célèbre écrivain.
L’occasion d’admirer – pour la première fois en-dehors d’Aubusson – ces tapisseries mais aussi de porter un nouveau regard sur J.R.R. Tolkien qui fut aussi un éminent professeur, un père aimant, un peintre de talent un mélomane et un écologiste avant l’heure. Zoom sur cette exposition, à découvrir – gratuitement ! – jusqu’au 18 mai 2025.
Article réalisé en collaboration avec le Collège des Bernardins
Quand Aubusson tisse Tolkien
Des tapisseries d’Aubusson adaptées de l’œuvre de Tolkien ? L’idée peut paraître saugrenue, elle est au contraire brillante !
En 2010, la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson souhaite créer une tenture du 21e siècle basée sur un grand récit littéraire, comme ont pu l’être des tentures du 16e ou du 17e siècle. Elle s’est donc mise en quête d’un auteur ayant une forte notoriété qui a aussi réalisé des images visuelles pouvant être transposées en tapisserie.
Rapidement, le nom de Tolkien est ressorti comme une évidence. En 2013, le projet est soumis à la famille de l’écrivain qui est séduit par l’initiative. Le tissage des tapisseries commence en 2017 et s’étale jusqu’en 2023. Au total, ce sont 14 tapisseries et 2 tapis qui ont été créés.
L’intérêt du public pour ces tapisseries ne se fait pas attendre. Tisser Tolkien permet de générer un regain d’intérêt pour l’art séculaire de la tapisserie. C’est aussi une façon de mieux faire connaître l’œuvre et la personnalité de J.R.R. Tolkien car si beaucoup le connaissent grâce au Seigneur des Anneaux, Tolkien est un personnage aux multiples facettes que les tapisseries – et l’exposition – nous dévoilent !

Tolkien : un dessinateur de talent
Si l’on connaît le don d’écrivain de Tolkien, on sait moins qu’il était un grand dessinateur. Artiste de talent, Tolkien a illustré ses aventures, qu’il s’agisse du Seigneur des Anneaux, du Hobbit ou encore du Silmarillion.
Ce sont ces dessins et aquarelles dont les originaux sont conservés à la Bodleian Library d’Oxford, qui ont fait l’objet d’une transposition en tapisserie.


L’œuvre de Tolkien à la loupe !
Les dessins de Tolkien font pour la plupart une quarantaine de centimètres tandis que leur version en tapisseries s’étendent sur plusieurs mètres. Elles révèlent ainsi tous les détails des œuvres de Tolkien !
Dans l’exposition, des fac-similés des dessins sont présentés à côté des tapisseries et permettent de prendre conscience de la fidélité des tapisseries à l’œuvre originale.

L’exposition présente aussi l’un des deux tapis tissés par la Cité d’Aubusson. Celui-ci représente la carte de la Terre du milieu, un dessin réalisé par le fils de Tolkien.


Un père aimant
L’autre facette méconnue de J.R.R. Tolkien est celle du père aimant dont le témoignage le plus probant est la série des cartes de Noël. Pendant 20 ans, entre 1920 et 1942, Tolkien a créé une carte à destination de ses enfants et est allé jusqu’à soudoyer le facteur pour leur faire croire que la carte avait été expédiée depuis la maison du Père Noël, au Pôle Nord !
Ces cartes, accompagnées d’une lettre, racontent les aventures du Père Noël et de ses compagnons, notamment l’ours polaire particulièrement maladroit ! Ces récits ont été publiés dans un livre trois années après la mort de Tolkien.
Trois de ces dessins de Noël ont été adaptés en tapisserie qui sont exposées au Collège des Bernardins.



L’anecdote de la larme
Une nuit, Christopher, le fils de J.R.R. Tolkien, fond en larmes à côté de l’un des dessins de son père. Une larme tombe sur le dessin et l’abîme. Au lieu de s’énerver, Tolkien a fait une petite retouche pour masquer cette trace mais si vous regardez avec attention le feuillage de l’arbre en haut à droite de la tapisserie « Rivendell », vous constaterez qu’une feuille est plus claire, c’est la marque de cette larme !

Un grand universitaire
Pour compléter ce magnifique accrochage de quatorze tapisseries et d’un tapis, le Collège des Bernardins présente aussi sous vitrine des objets plus personnels ayant appartenus à J.R.R. Tolkien et qui révèlent notamment sa facette universitaire.
L’objet le plus touchant est probablement sa toge de professeur à l’université d’Oxford.

Vous pourrez aussi admirer plusieurs ouvrages signés de sa main qui laissent deviner l’évolution de sa signature.

Autour de l’exposition
Une vaste programmation artistique et universitaire accompagne l’exposition, notamment un cycle de conférences, la diffusion de la trilogie du Seigneur des Anneaux, un festival de musique, un colloque ou encore un banquet…
Retrouvez toute la programmation sur le site du Collège des Bernardins :

A propos du Collège des Bernardins
Au cœur de Paris, à deux pas de la cathédrale Notre-Dame, le Collège des Bernardins, abbaye cistercienne du Moyen-âge, renoue en 2008 avec la tradition dont il est dépositaire : devenir un lieu de dialogue avec la société, où l’art, la foi et la raison se rencontrent pour éclairer les défis contemporains.
Des conférences, des colloques, des expositions, des concerts, des formations, des ateliers destinés à de jeunes publics jalonnent la programmation du Collège des Bernardins.

Informations pratiques
Adresse :
Collège des Bernardins
20 Rue de Poissy
75005 Paris
Horaires :
Jusqu’au 18 mai 2025
Du lundi au samedi, de 10h à 18h
Les dimanches, de 14h à 18h
Site internet de l’exposition :
www.collegedesbernardins.fr
Tarif :
Entrée gratuite
Réservation obligatoire sur le site https://www.collegedesbernardins.fr/
Visite guidée 8 €, 4 € pour les moins de 30 ans, gratuit pour les moins de 12 ans
Article réalisé en collaboration avec le Collège des Bernardins
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