J’aime Foutaises de Jean-Pierre Jeunet…

Annonciateur du succès planétaire d’Amélie Poulain, Foutaises est un des nombreux courts métrages de Jean-Pierre Jeunet aussi touchant qu’intime et dans lequel l’absurde et le merveilleux sont au rendez-vous. La trame ? Un Dominique Pinon, simple, enfantin presque espiègle, s’adressant à nous face à la caméra, comme s’il s’agissait d’un tête à tête privé, afin d’évoquer et de partager ses j’aime et ses je n’aime pas.

J’aime bien allumer la radio et tomber sur la chanson que j’avais justement envie d’écouter.

Réalisé en 1990, cet amusant et naïf court métrage en noir et blanc fonctionne à la manière d’un autoportrait d’un homme, de ses goûts et de ses souvenirs. Renvoyant aux 486 souvenirs d’enfance énumérés dans Je me souviens de Georges Perec, Foutaises nous plonge ainsi dans un univers fantaisiste fait de petites joies passées et de souvenirs enfantins lointains qui parlent à plus d’un.

Quand j’étais gosse, j’aimais l’odeur du pain grillé le matin, du plastique à recouvrir les livres à la rentrée et puis les p’tits pots de colle blanche à l’école. J’aimais prendre les Escalators dans le mauvais sens, dérouler la toile cirée et fouler la neige immaculée…

Mais Foutaises, ça n’est pas que ça. C’est aussi un court métrage à l’esthétique émouvante et poétique. S’appuyant à la fois sur le genre comique, burlesque et expressionniste, le film s’articule avec plusieurs gros plans du visage librement et volontairement grimacier de Dominique Pinon, des petites scénettes drolatiques rythmées par des sons cocasses et un enchaînement hâtif ou plus lent d’images rétro soigneusement sélectionnées. Et le tout, accompagné par quelques notes de piano savamment composées par Carlos d’Alessio…

Un délice.

J’aime pas laisser un petit pois tout seul dans mon assiette. J’aime pas les barbus sans moustaches.

Et pour finir, quand je vais au cinéma voir un vieux film, j’aime bien quand arrive le mot … FIN.

Cécile Corne

"Vois-tu, petite, le succès d’un musée ne se mesure pas au nombre de visiteurs qu’il reçoit, mais au nombre de visiteurs auxquels il a enseigné quelque chose. Il ne se mesure pas au nombre d’objets qu’il montre, mais au nombre d’objets qui ont pu être perçus par les visiteurs dans leur environnement humain. Il ne se mesure pas à son étendue, mais à la quantité d’espace que le public aura pu raisonnablement parcourir pour en tirer un véritable profit. C’est cela le musée (...)." Georges-Henri Rivière

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