Daniel Pennac – Au bonheur des ogres

Résumé :

Benjamin Malaussène est le frère ainé d’une tribu bien étrange : la mère est partie une fois de plus et le jeune homme doit s’occuper de ses frères et sœurs. Entre le petit qui rêve d’ogres, la sœur qui photographie tout ce qu’elle trouve d’horrible, l’autre qui songe à avorter ou encore celle qui cherche à prédire l’avenir, Benjamin a une vie bien remplie. Mais tout pourrait se passer correctement si, à son travail où il est « bouc émissaire », des bombes n’explosaient pas et si Benjamin n’était pas soupçonné d’être l’auteur de ces attentats…


 

Avis :

Daniel Pennac - Au bonheur des ogres

Voici donc le premier roman de la saga Malaussène de Pennac. Il dormait depuis trop longtemps dans ma bibliothèque et il était grand temps de le lire ! Tout est là pour faire un livre agréable : famille déjantée, humour, enquête policière et un style plutôt agréable. J’ai été une nouvelle fois charmé par le style de Pennac que j’avais adoré avec « Comme un roman » ou « Messieurs les enfants« . C’est agréable de temps en temps de se plonger dans ce type de livres. On met de côté l’aspect « sérieux » de la vie pour se laisser transporter dans une histoire loufoque et qui respire la bonne humeur. Souriez, Pennac vous fait rêver !

Une petite recherche sur Internet m’a appris qu’il existait peut-être un lien avec le roman de Zola « Au bonheur des dames » puisque, tout comme l’histoire de Zola, Pennac nous emmène aussi beaucoup dans l’univers des grands magasins.

 

Extrait :

 

Les horaires de la vie devraient prévoir un moment, un moment précis de la journée, où l’on pourrait s’apitoyer sur son sort. Un moment spécifique. Un moment qui ne soit occupé ni par le boulot, ni par la bouffe, ni par la digestion, un moment parfaitement libre, une plage déserte où l’on pourrait mesurer pénard l’étendue du désastre. Ces mesures dans l’œil, la journée serait meilleure, l’illusion bannie, le paysage clairement balisé. Mais à penser à notre malheur entre deux coups de fourchette, l’horizon bouché par l’imminente reprise du boulot, on se gourre, on évalue mal, on s’imagine plus mal barré qu’on ne l’est. Quelquefois même, on se suppose heureux !

 
Note : 
 

1985 – 287 pages – ISBN : 2-07-038059-9
Daniel Pennac – Français

Article initialement publié sur le blog Art Souilleurs

 

Antoine Vitek

Fondateur de Culturez-vous. Organisateur de l’association "Un Soir, un Musée, un Verre". Amoureux des livres, de Paris et de ses musées. Flâneur professionnel et éternel curieux.

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10 commentaires

  1. ... dit :

    Combien de temps dure l’histoire (approximativement)
    merci de me repondre.

  2. Antoine dit :

    Si tu parles de la taille du livre, c’est indiqué : 287 pages.

    Si tu parles de la durée de l’histoire, je soupçonne qu’il se cache derrière cette question un devoir scolaire portant sur ce livre.
    Dans ce cas je te suggère de prendre un après-midi et de te plonger dans cette lecture, tu verras qu’un livre de Pennac ça se lit très bien d’autant plus que celui-ci est vraiment prenant !

    Bonne lecture 😉

  3. Alcapone dit :

    J’ai lu ce roman, il y a bien longtemps et j’en garde un excellent souvenir… Apparemment, ça fait toujours plaisir… n’as-tu pas lu « La fée carabine » et  « La petite marchande de prose »? On y retrouve les mêmes personnages et c’est tout aussi plaisant et déjanté! A lire aussi « Le didacteur » (pas dans le même style du tout) mais très bien aussi…

  4. Antoine dit :

    Je n’ai lu aucun de ceux que tu cites. De Pennac j’ai lu « Comme un roman », « Des chrétiens et des Maures », « Aux fruits de la passion », « Merci » et « Messieurs les enfants ». Par contre « Le dictateur et le hamac » je l’ai en stock mais toujours pas lu !

    Il y a aussi « Chagrin d’école » qui m’attend et que je devrais lire bientôt.

  5. Alcapone dit :

    J’ai lu tous les livres que tu cites sauf « Merci ». J’ai adoré « Comme un roman » mais j’ai une large préférence pour le « DIctateur et le Hamac » que je n’ai pas pu arrêter de lire avant la fin… Ca change vraiment des Malaussène.

  6. Antoine dit :

    Je ne pensais pas que « Le dictateur et le hamac » était aussi bien, ça va me donner envie de le lire du coup 😉

    « Merci » n’est pas génial à vrai dire… Pennac a fait bien mieux que ça 🙂

  7. Violaine dit :

    Antoine : je crois bien que j’ai « la fée carabine » et « la petite marchande de prose » si ça t’intéresse (et si je les retrouve). Ca a l’air quand même bien sympa les romans de Pennac, si j’avais du temps, je m’y mettrais^^

  8. Maysoon dit :

    Ouii, je les ai aussi ces derniers. J’ai commencé la saga Malaussène à l’envers: « la Petite Marchande de prose », « la Fée carabine »… Il ne manque plus qu' »Au bonheur des ogres » et j’aurai fait la saga…en sens inverse. 😀
    Sinon « Chagrin d’école » est vraiment bien écrit, on y retrouve ce style si particulier de Pennac. Pour moi, « un chapitre, et ça repart », une page de Pennac= une dose d’optimisme et d’humour pour la journée.

  9. Régine LC dit :

    J’ai lu il y a quelques années toute la saga Malaussène. Le dernier « mr Malaussène » en est l’apothéose…à chaque page que je tournais je me demandais ce qu’il pouvait encore inventer…et je n’ai pas été déçue.
    Pennac j’aime beaucoup, ne pas oublier aussi « l’oeil du loup ».

  10. Manon dit :

    A l’aide j’ai un sujet d’expression qui a un rapport avec ce livre. ce sujet est :
    Selon vous quelles raisons peuvent pousser des personnes a porter assistance a des gens en difficultés?
    Il me faut 15lignes.
    merci de m’aider

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