Coquelicot Records

Le printemps arrive, les fleurs s’apprêtent à nous ravir de leurs douces couleurs et odeurs, nous nous sentons d’humeur champêtre… partons aujourd’hui découvrir Coquelicot Records, jeune label fraîchement apparu sur la scène musicale, bien décidé à combler nos oreilles de nouveaux délices auditifs.

Qui se cache derrière Coquelicot Records ?

Nous sommes Maxime et Adrien, deux amis passionnés de musique électronique. Nous avons eu un déclic il y a environ un an, l’idée de créer notre propre label a germé… et cela fait maintenant huit mois que nous développons ce projet. Une amie nous a aidé, nous a fait rencontrer deux DJs qui font aujourd’hui partie de l’équipe, en plus de Maxime qui mixait déjà… de fil en aiguille Coquelicot Records a pris forme, pour éclore il y a un mois.

Maxime, co-fondateur et dj, en plein mix lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Maxime, co-fondateur et dj, en plein mix lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo


Adrien, co-fondateur du label. Crédits Valentin Loredo

Adrien, co-fondateur du label. Crédits Valentin Loredo

 

Comment vous est venu ce déclic ?

C’était l’an dernier, lors d’un festival à la Villette. Nous avions du bon son (Pachanga Boys), du soleil, de la bière… et l’envie de créer notre propre label nous est venue. Du printemps, nous avons pensé au coquelicot et avons fait quelques recherches sur cette fleur, or nous trouvons qu’elle symbolise particulièrement bien l’univers de la musique et plus encore de l’électro…

Voilà qui est intriguant…

C’est une plante printanière, délicate, mais aussi sauvage et narcotique, ce qui évoque le monde de la nuit. Elle pousse toute seule et se répand très rapidement, un coquelicot reste rarement seul dans un champ ! Enfin, si on la cueille, elle ne se conserve pas et est donc très éphémère, à l’image des nuits électro…

Quels sont vos objectifs à travers Coquelicot Records ?

Le projet est né d’une passion commune avant tout. Le but n’est pas d’en vivre pour le moment mais de nous faire plaisir et de partager nos découvertes à travers des soirées que nous organisons et de jeunes artistes que nous mettons en avant. Plus qu’un label de production musicale, nous sommes un collectif, au sein duquel chacun apporte sa sensibilité et ses propres pétales.

Combien et à quelle fréquence souhaitez-vous organiser des soirées ?

Nous visons un événement « Coquelicot Records » par mois minimum. Nous voulons également organiser d’autres soirées chaque mois, durant lesquelles nous programmerons d’autres artistes (ce qui n’exclut pas d’avoir un ou deux membres du label dans le line-up évidemment.)

Et dans un lieu en particulier ?

Non pour le moment nous cherchons à nous produire dans un maximum de salles parisiennes pour acquérir en expérience et notoriété. Bien sûr, nous ne serions absolument pas contre l’idée de mettre en place une résidence à l’avenir, si l’occasion se présente… mais nous devons commencer par nous faire connaître dans des petites salles d’abord, avant de viser les plus gros noms. C’est un travail qui se fait progressivement, nous avons déjà une soirée prévue fin mars, deux en avril et une troisième en bonne voie…
Petit à petit nous espérons aussi organiser des soirées ailleurs en France voire à l’étranger, toujours dans cette idée de partager autant que possible nos découvertes musicales.

Y a-t-il une ligne directrice, un style musical propre à Coquelicot Records ?

Nous voulons avant tout sortir une musique qui nous plaise, nous ne sommes fermés à aucun style. La sonorité électronique restera une constante, mais il pourra s’agir aussi bien de sons très techno, house, hip hop, chill-out, voire même pop, rock…
Il nous tient à cœur de prendre en compte les attentes de nos auditeurs et d’accompagner chaque artiste dans son processus de création, car c’est aussi et avant tout une aventure humaine.

Mais comment se faire connaître en étant aussi éclectiques ?

Nous voulons fidéliser et créer une vraie communauté, qui partage notre curiosité et ouverture d’esprit. Nous misons beaucoup sur le bouche à oreilles et la complémentarité de nos artistes.
Dès notre première soirée, chacun a apporté sa personnalité : Max était déchaîné, Bonsoir était groovy à souhait, Mario Penati sautillait partout…
Et surtout, nos soirées doivent garder une note chaleureuse et authentique, dans la lignée de ce premier événement, qui fut un « joli bordel organisé » si l’on peut dire.

Mario Penati durant son dj set à l’occasion de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Mario Penati durant son dj set à l’occasion de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Ambiance lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Ambiance lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Ambiance lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Ambiance lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Souhaitez-vous également produire des artistes ?

Oui absolument, la production nous intéresse, mais uniquement sur format digital. Peut-être les vinyles viendront-ils un jour, mais nous n’en sommes pas encore là…

Mais connaissez-vous d’autres artistes ?

Nous avons plusieurs pistes sérieuses… la prise de contact est très simple aujourd’hui. Quelques échanges via Soundcloud et/ou Facebook, un feeling qui passe bien… les réseaux sociaux ont énormément facilité la rencontre musicale sur un plan international.

Disposez-vous de beaucoup de matériel pour mixer et produire ?

Pas vraiment, mais il est prévu d’investir dans de bonnes platines. Après, certains vous rétorqueront que le matériel ne fait pas tout et que c’est le talent qui prime. Par exemple, Bambounou (jeune dj producteur français très reconnu actuellement dans la sphère électro ndlr) travaille sur un vieil ordinateur, encore avec Window 98, vous imaginez ?

Face à l’essor de la musique électronique à Paris actuellement (nouveaux labels, collectifs, toujours plus d’événements…), monter son propre label n’est-il pas un pari risqué ?

C’est sûr que nous ne sommes pas seuls sur le marché. Il y a un véritable renouveau de la musique électro à Paris, le phénomène est incroyable. Nous-mêmes avons du mal à nous décider certains weekends, tant les lieux programment des artistes incroyables. Paris n’a plus à rougir face à des villes comme Berlin ou Ibiza !
Il y a donc une concurrence évidente, mais aussi un dynamisme et une énergie qui sont extrêmement stimulants et où chacun a une carte à jouer…

Un mot de conclusion ?

Fleur champêtre, libre et printanière, aux vertus ignorées, notre coquelicot cache bien des secrets… alors suivez nos arômes !

A l’occasion de cette interview, nous étions également en compagnie de Bonsoir, artiste membre de l’aventure Coquelicot Records. Si un mot devait le caractériser, ce serait définitivement celui de « groove » : Bonsoir construit ses sets dans l’idée de raconter une histoire, avec une progression cohérente et dynamique, pour offrir une mélodie enivrante doublée d’un groove imparable.
L’occasion de découvrir cet artiste dont le nom à lui-seul est une invitation à commencer les festivités…

Bonsoir plongé dans ses errances de groove, lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo

Bonsoir plongé dans ses errances de groove, lors de la première soirée Coquelicot Records. Crédits Valentin Loredo



 

En savoir plus :

 

Pour retrouver Coquelicot Records sur Facebook : https://www.facebook.com/CoquelicotRecords

Prochain événement : Coquelicot Records rassemble ses jeunes pousses au CUBE le 27 mars et vous promet une floraison de sensations et d’inédits à l’occasion de cette nouvelle soirée.

Le Cube
Sous L’Autobus Imperial : 14 RUE MONDETOUR, PARIS
Metro Chatelet / Halles, sortie P Lescault
De 23h à 6h, gratuit avant 1H puis 10 euros l’entrée

https://www.facebook.com/events/1550086835260074/

 

Clémence Vernoux

Passionnée de culture : photographie, musique, cinéma, théâtre, voyage… j’aime découvrir et partager mes impressions par les mots et les photos. Depuis que Paris est devenue « ma » ville, pas une journée ne passe sans que je ne m’émerveille de sa beauté et de la multiplicité des possibles…

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